Kkvetha Fricai

We are not alone, little one, said Saphira

Après plus de dix ans, c’est terminé, le cycle l’Héritage arrive à son terme. Ce cycle, bien que je n’ai pas attendu entre les deux premiers tomes, m’a occupé pendant au moins cinq ans. J’ai commencé à les lire, je ne devais être qu’en 6ème, c’était pendant les vacances, j’avais mis deux semaines à le lire. A l’époque, je commençais vraiment à lire et je voulais le faire le plus vite possible. J’étais fière de dire que j’avais lu le 2ème en une semaine et le 3ème en 6 jours. Aujourd’hui, alors que je viens de finir le dernier en trois mois (en anglais, contrairement aux autres, je précise), je me demande si je n’aurais pas dû prendre plus de temps. Et puis après tout ce qui est fait est fait et nous ne sommes pas ici pour parler de moi mais bien de ces livres et même de ce livre.
Avec la fin de la série, un page de ma vie se tourne c’est un peu mon Harry Potter (j’ai grandi avec les films et non avec les livres).
L’auteur aussi a bien grandi, il termine une histoire qu’il aura commencé à l’âge que j’ai présentement. Il a maintenant une vingtaine d’années, il est beaucoup plus mûr et cela se voit aussi dans le personnage d’Eragon. De jeune garçon de ferme, il est passé à chef, auparavant irréfléchi, il sait dorénavant prendre des décisions aussi désagréable soit-elle. Ce cycle m’aura fait grandir dans ma tête et m’aura calmé dans les moments où j’en avais le plus besoin.
Je trouve que le mot « cycle » est particulièrement bien choisi car tout redevient ce qu’il était au départ, un monde en paix, en harmonie pour le meilleur et pour le pire.

Les quatre romans ont différents narrateurs (le plus souvent trois ou quatre avec le 4ème n’intervenant qu’en de rares occasions), ce qui peut troubler ou déranger mais qui apporte en fait un vrai plus à l’histoire et permet vraiment de vivre l’histoire non seulement de plusieurs points de vue mais aussi directement, plus en détail, sans passer par des intermédiaires et des ouï-dire. Cela permet aussi de s’arrêter plus facilement à la fin d’un chapitre (et je sais de quoi je parle). Alors ce n’est certes pas nouveau me direz-vous mais cela a particulièrement bien été utilisé à bon escient et aux bons moments.
Dans ce dernier tome, on retrouve les mêmes personnages qui approche du but, de leur but : tuer le Dragonnier félon, on comprend certaines choses, de nouvelles questions se posent. L’auteur poussera nos héros dans leurs derniers retranchements, il y aura bien entendu des événements heureux mais aussi des malheureux et c’est cela la magie du livre. Etre capable de vous faire pleurer et rire à l’instant d’après, d’être capable de vous mettre en colère contre un personnage auquel vous souriez l’instant d’avant. Et c’est avec joie que je peux vous annoncer que ces livres rassemblent tout cela.

Au premier abord (comme au second d’ailleurs), ces livres avaient tout pour me plaire des dragons, des elfes, des nains, de l’amour (sous toutes ses formes) et mêmes des humains, c’est dire. Tous sont bien exploités, on a la juste dose. Comme dans un bon spectacle, les moments palpitants sont suivi de moments où chacun panse ses blessures et c’est aussi cela qui fait que comme Alice, on tombe au pays des merveilles. Comme l’original, certains diront qu’il n’a de merveilleux que le nom mais moi je renchérirais en disant que sur bien des points ils nous font rêver. (Arrêtons avec ces comparaisons foireuses, voulez-vous).

Je suis un peu à court de choses de ce côté-là à dire, moi qui voulait au départ ne parler que du roman, j’ai finalement plus parlé de mon ressenti sur cette série qui malgré le fait que certains points, notamment dans le dernier, soit peut-être trop mis sous silence, suis une amoureuse de ces livres. J’aurais de nombreuses choses à dire en plus finalement mais beaucoup d’entre elles ne me viennent pas d’une manière exprimable ou pas par les mots (on a tous un dragon sauvage enfoui au fond de nous). J’ai essayé de ne pas trop révéler de choses durant mes incursions dans le récit ci-dessus mais si jamais ça vous a paru trop, je m’en excuse et j’invite ceux qui aimerait en discuter plus amplement à le faire dans les commentaires (les autres, soyez prévenus).

Je terminerais juste en faisant un petit clin d’oeil whovian (toujours ^^), l’auteur avait prévenu dans les remerciements du trois qu’il faisait parti de cette communauté (ô joie !) et avait expliqué une référence qu’il avait glissé. Pour le quatrième tome, Christopher [Paolini, l’auteur] n’en a pas fait une mais deux (et comme je suis sympa, je vous dis où :)), la première plutôt au début, de la part de notre cher Solembum (Big up à Sexy) et la seconde de notre chère Angela vers la fin (Big up au Slitheen), ça ‘a fait rire et m’a remonté le moral avant le coup de poignard final (Nooooon, pas la fin, j’aime pas les au revoir).
Si je ne devais choisi qu’un livre à emporter, ce serait l’intégrale de l’Héritage. (Je sais, je triche mais que voulez-vous on ne se refait pas ^^).

Je voudrais finir (enfin) en remerciant l’auteur pour avoir écrit ces livres et j’ai hâte de voir le cinq arriver, même si on ne verra plus nos chers petits, on va enfin connaître l’histoire de ce petit bout de terre.

Sur ce bonne lecture et Atra du evarínya ono varda.

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