Petite histoire dans la grande Histoire (Parade’s End 1×01)

Si vous traînez du côté des séries de la BBC ou que vous vous intéressez à la filmographie de l’interprète de notre Sherlock du XXIe siècle, vous avez forcément entendu parler de cette mini-série adaptée du roman éponyme (que je n’ai pas lu, petite précision avant toutes choses).

Je n’en attendais pas forcément grand chose, je suis une passionnée d’Histoire, j’aurais donc fini par atterrir devant mais pas forcément tout de suite. Ca me tentait plutôt et en même temps, le XXe siècle me répugne (Downton Abbey ma sauveuse pour ce siècle) avec ses guerres et également du fait qu’il amène à notre siècle par forcément très rose. Mais comme pas mal de monde dans mon entourage sériesque s’est lancé dedans, plus le choix, il faut sauter le pas.

Ce premier épisode ne révolutionne pas le genre mais il laisse présager de bonnes choses pour la suite. Il n’est pas parfait mais est un bon divertissement en début de soirée.

Certains points dans l’histoire sont passés assez vite mais ce n’est qu’une mini-série et je penche pour une manque de temps concernant une série qui regroupe l’histoire de quatre romans en cinq épisodes. Comme je n’ai pas lu les livres, je vais peut-être dire que certaines choses arrivent comme des cheveux sur la soupe, sont mal amenées, etc. alors qu’elles sont ainsi dans le livre, je m’en excuse d’avance. J’ai trouvé par exemple l’attitude des suffragettes (Valentine et son amie dont j’ai déjà oublié le nom) lors qu’elles viennent sur le terrain de golf de ses messieurs (ai-je déjà dit à quel point, j’adore leur chaussettes), c’était peut-être ainsi que cela se faisait mais je trouve ça plutôt puéril (pas le sujet, la manière dont c’est amené). Après, ça tire forcément un sourire, notamment le « Oups » lorsque Christopher fait tomber son sac avec ses clubs (ça porte un nom particulier ?), enfin il se décoince.

Parlons justement de Christopher, puisque c’est essentiellement lui que l’on suit le plus souvent. Sa femme le traite de coincé. Ca se comprend. Mais, en tout cas concernant son attitude envers sa femme, je le qualifierais presque d’autiste (pas un vrai attention mais c’est ce à quoi, cela me fait penser), dans la première partie, on le voit obnubiler par son travail et par le fait de le faire bien et de suivre tout à la lettre, alors qu’il petit-déjeune, il corrige l’encyclopedia britannicae et quand sa femme l’invite à danser, il répond par une phrase comme « Appelles-moi quand il passe de la vrai musique pour danser ». Et c’est navrant parce que même si Silvia le trompe à tire-larigot, on voit qu’elle a un minimum d’affection pour lui, qu’elle aimerait l’aimer et l’aider mais avec un borné pareil. Elle est manipulatrice mais parce qu’elle s’ennuie. Son mari lui consacrerait plus d’attention, la ferait bouger, elle arrêterait certainement les amants (elle flirterait sûrement toujours et autres mais plus de relations comme celle qui se déroule sous nos yeux dans cet épisode). Son attitude à lui change, par contre totalement lorsqu’il est avec son fils, et il ressemble enfin à une personne tout à fait normal. Il se sent proche de lui, je pense qu’il lui rappelle sa propre enfance et on voit qu’il l’aime, même s’il n’est probablement pas son fils. Son attitude change également envers Valentine. J’ai trouvé que cette partie de son comportement était plutôt bien amené. Valentine est plutôt indépendante et l’on voit qu’elle est instruite (même s’il semble logique qu’ayant un père professeur de lettres classiques, elle comprenne le latin, elle semble aussi s’y connaître en littérature et en tant que suffragette, elle doit tout de même connaître un minimum le monde). Lui, qui est semble-t’il très intelligent, est fait pour s’entendre avec elle et le courant passe effectivement. Le problème étant que monsieur est trop engoncé dans ses principes et ne voudrait pas changer de femme même en sachant qu’elle a plein d’amants, qu’elle s’est enfuit avec l’un d’eux, qu’elle le déteste et qu’il pourrait refaire sa vie avec mieux.

Mais s’il était moins borné, s’il faisait ce qu’on attend de lui, il n’y aurait naturellement plus d’intrigue (et oui, quoi qu’on en dise, on veut toujours voir des personnages malheureux quoi qu’il arrive, c’est plus divertissant).

J’ai trouvé les acteurs plutôt juste dans leurs rôles (même si comme dit précédemment, je n’ai pas lu le livre, je ne peux donc pas dire sir juste aux personnages) même si certains ont une présence plus qu’anecdotique dans cet épisode (Rufus Sewell es-tu là ?).

J’ai hâte de voir la suite même si cet épisode ne m’a tiré ni rire ni pleurs. Surtout qu’on nous prépare un passage dans les tranchées, chose qui nous change un homme.

En définitive, pas la série du siècle pour l’instant mais plutôt agréable à regarder avec de beaux décors dans l’Angleterre campagnarde et à écouter.

P.S. : Si vous souhaitez un autre avis (mieux écrit que le mien) avec une bonne explication, je vous conseille, celui-ci.

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