The Sign of Three qui a dit que les mariages étaient de tout repos ?

Un dimanche de plus, un nouvel épisode de Sherlock qui est selon certains le pire épisode de la série et pour d’autres le meilleur. De quel côté penche la balance pour moi ? Cliquez pour le savoir. 🙂 (Attention Spoiler)

Que dire de cet épisode ? Et bien tout d’abord, contrairement à l’épisode de la semaine dernière où on pouvait reprocher à Mark Gatiss son écriture parfois brouillonne, le fait que les fangirls et les théories prenaient trop de place (même si les théories en elle-même et les idées étaient bonnes, leur mise en place, etc. ce n’était pas ça), le montage parfois hasardeux et comme on l’a remarqué plus tard dans la semaine, la réalisation en dessous de ce que l’on a connu (notre petit réalisateur Paul McGuigan n’étant pas là pour cette saison). Contrairement à l’épisode de la saison dernière disais-je, on retrouve un format plus classique et bien qu’il diffère de ce qu’on a pu voir, on voit vers la fin de l’épisode qu’en fait tout se recoupe d’habile manière et on retrouve ce que l’on aime.

La présentation de l’intrigue où tout tourne autour du discours de Sherlock est vraiment bien trouvé, c’est plutôt original et permet d’avoir en même temps des intrigues policières comme on les aime tant et la vie de nos compères qui suit son cœur. Du côté intrigue policière pour commencer, j’ai retrouvé ce qui me plait tant dans Sherlock. Certes ce n’est pas une intrigue qui prend tout l’épisode comme pour The Hounds of Baskerville ou A Scandal in Belgravia, mais comme quelqu’un l’a justement fait regardé, c’est un schéma presque identique à celui que l’on trouve dans The Great Game. Pour ceux qui se plaigne que tout change…
L’idée du garde qui se sent observé et finit par être tué comme répétition du meurtre du chef de John en lien avec les femmes qui croient sortir avec un fantôme (il faudra me réexpliquer cette partie d’ailleurs, je n’ai pas tout compris), c’est presque brillant je dois dire. Ça s’emboîte comme des matriochkas et j’adore ça (même s’il faudrait que je le revois pour tout saisir, ce qui est une bonne nouvelle en soi (non parce que lorsque je regarde Agatha Cristie’s Poirot, heureusement que ma mère me fait la traduction de l’explication après parce que j’ai du mal (lorsqu’on regarde en français (non, mais je précise que ce n’est pas un problème de langue))). La façon dont c’est « incrusté » au discours est vraiment bien fait.

D’ailleurs, toute cette idée de faire « l’extrait » -> « le discours pour raconter l’extrait en plus concis » est une belle trouvaille. Lorsque l’on compare les deux, je trouve ça très mignon. D’ailleurs tout le discours est mignon et très émouvant. Ce que certains reprochent à cet épisode, c’est le fait que Sherlock ait changé. Bon déjà premier point, entre la fin de la saison 2 et le début de la saison 3, deux ans ont passé, ensuite, Sherlock revient en novembre et le mariage a lieu en juillet (il suffit d’aller voir sur le blog de John) et durant ces deux ans et demi, Sherlock (et John durant le même coup, mais je traiterais de son cas plus tard) a changé, c’est normal, tout le monde change. Il y a deux ans, je n’étais absolument pas la personne que je suis aujourd’hui, par rapport à mes goûts, mon assurance, mais aussi par rapport à mon ouverture sur le monde et sur les autres. Je suis bien loin du cas de Sherlock, mais on va dire que l’empathie et donc le tact, l’expression de mes émotions, ce n’est pas ce à quoi je suis le plus douée. En deux ans et demi, je suis passée du niveau 0,5 au niveau 1,5 (sur une échelle très haute), c’est peu, mais si on compare à Sherlock, c’est également ce qui lui arrive.
Pendant deux ans, il s’est retrouvé livré à lui-même, il a régressé comme on a pu le voir dans The Empty Hearse, ou plutôt il n’a pas avancé et tous les progrès qu’il était en train de faire furent réduits à néant. Ensuite il est revenu et plus de six mois sont passés par là. On ne les a pas vu passé, à peine une semaine s’est déroulé par chez nous, mais il a retrouvé ses amis, son univers et un John avec qui il a retrouvé ses habitudes ainsi qu’une Mary attentionnée et qui s’est trouvée une place toute seule comme si elle avait toujours été là. Bien sûr que cela l’a fait grandir. Lorsque l’on trouve sa place, non seulement on grandit dans sa tête, mais on s’ouvre plus et on prend confiance. Sherlock a déjà une grande confiance me direz-vous. Sherlock a une grande confiance en ses capacités et donc en lui par ce biais, certes. Mais à part Mycroft (qui n’était pas forcément d’un grand secours), il n’a pas forcément eu une famille qui lui a permis de se sentir suffisamment à sa place pour se laisser plus aller et vivre. On le voit dans les premières saisons, on dit qu’il devient plus humain, je dirais surtout qu’il vit enfin avec les autres et non plus à côté des autres et il trouve John (et aussi les autres, mais son catalyseur, c’est John) qui lui permet de plus s’ouvrir, de plus se « laisser aller ». Là, alors qu’il revient, il trouve John, mais aussi Mary qui sans être le pendant féminin de John est « parfaite », il peut s’appuyer sur une vrai famille qui ne le juge pas et qui lui permet de faire les choses à son rythme (il n’y a qu’à voir le coup de la dernière affaire avant le mariage, on dirait une maman qui manigance avec ses deux petits garçons sans qu’aucun des deux ne s’en rendent compte) et ça l’aide vraiment.
Lors de son discours, on retrouve le Sherlock qui peut être lourd et qu’on doit surveiller à tout instant pour ne pas qu’il nous mette la honte (à cause de ses idées qui feraient fuir n’importe qui et qui à le tact d’une huître (toi aussi, invente des expressions)) et celui qui est paralysé à l’idée de parler de lui et de son meilleur ami (celui qu’il n’avait jamais conçu parce qui voudrait de lui et lui qui voudrait-il) parce que ce n’est pas là où il est le plus à l’aise. Mais on trouve aussi celui qui a évolué et qui peut malgré ce que j’ai dit précédemment parler avec son cœur et dire des choses qu’on peut qualifier de plus humaine, mais qui viennent du cœur. Sherlock n’est pas un sociopathe, c’est un enfant, vous pouvez relire ce que je viens de dire, regarder encore une fois les épisodes ou même simplement acquiescer parce que vous vous en étiez déjà rendu(e) compte, mais Sherlock est un enfant. Il a besoin de grandir et cela se fait avec le temps dans un cadre où il peut s’épanouir.
Tout ça pour dire que non, je ne trouve pas que cet épisode soit complètement ooc concernant Sherlock et qu’il ait trop changé, c’est pas normal, ce n’est plus un personnage original. Sherlock n’est pas un personnage d’un tableau de Poudlard qui ne change pas (encore que ce ne soit pas forcément vrai, mais passons), c’est un Homo Sapiens qui a de grandes capacités mentales, mais sur de nombreux autres plans est un enfant. Ce n’est pas parce qu’il grandit qu’il en devient moins spécial ! Au contraire, il en devient plus mature et il pourra sûrement résoudre plus d’enquêtes parce qu’il verra les choses d’une autre manière. Si la seule raison pour laquelle vous regardez Sherlock, c’est pour voir un être de foire qui résoud des enquêtes, c’est vraiment dommage pour vous parce qu’il a tellement plus derrière cette série que cela.

Bon après tout ça, passons rapidement à John et à Mary. Je ne vais pas m’attarder des heures sur nos deux amoureux. John, comme Sherlock a changé (ça, ça ne semble choquer personne… Ah, mais suis-je bête, lui il nous ressemble déjà donc on le voit pas, il est ordinaire), pas forcément autant que lui, ni de manière aussi spectaculaire, mais il ne faut pas oublier que lorsqu’il se rencontre, ils leur manquent quelque chose à tout deux. Sherlock grandit et John se répare.
Mary, quant à elle, et bien, il n’y a pas grand chose à dire. Le personnage est extrêmement bien écrite, bien joué (Amanda Abbington, superbe) et je pense qu’elle est bien en route pour devenir un de mes, sinon mon, personnages préférés. C’est vraiment une très bonne addition à cette saison et j’espère vraiment qu’ils ne vont rien lui faire dans le prochain épisode (je le sens gros comme une maison le problème la concernant pour la fin du prochain épisode. J’espère que ma chance continuera et que comme d’habitude, j’ai tord…).

Bon en bref, parce que je m’étale et que de toutes façons, même si j’avais d’autres points dont j’aurais aimé parler, je les ai oublié (et que je me suis déjà bien étalée), j’ai vraiment beaucoup aimé cet épisode et j’espère que des personnes qui ne l’ont pas du tout aimé vont lire ceci et peut-être reconsidérer leur position.

Hâte d’être à dimanche prochain parce que l’épisode s’annonce être plein d’action avec de très bonnes choses (et Lars Mikkelsen !), même s’il signe la fin de la troisième saison et le début d’une longue pause. 🙂

Edit : J’ai effectivement oublié des choses. Molly, Mrs Hudson et Lestrade sont vraiment les bienvenus et ça n’aurait pas fait de mal de les voir plus (tout comme voir un peu plus de Mary/John, c’est un peu leur jour :)) pour qu’il y ait plus de diversité.

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