Le Peigne noir de Nibur (L’Ordre du Domaine Unique #1) d’Alix d’Angalie

Le Peigne noir de Nibur (L’Ordre du Domaine Unique #1) d’Alix d’Angalie
Editions du Monde Premier

Résumé :
Déterminée à éclaircir le mystère de ses origines, Aza franchit une invisible Barrière séparant deux mondes qui jadis ne faisaient qu’un. Elle découvre ainsi un territoire depuis longtemps oublié, peuplé par l’un des derniers clans du peuple Fær.

A l’heure où j’écris ces phrases, cela fait déjà quelques jours que j’ai fini le livre, mais j’ai du mal à mettre des mots sur mon ressenti. Ce n’est pas que je n’ai pas apprécié ma lecture, bien au contraire.

Cependant, il y a quelques problèmes qui m’ont irrité, surtout au début de l’histoire et je reviendrais dessus en deuxième partie d’avis après avoir fait part des points plus positifs.

Premièrement, l’univers est très bien construit. Il ne concerne pas seulement l’Europe de l’Ouest avec des références à d’autres peuples de par le monde (et j’espère que cela sera poussé plus loin dans le prochain tome). Le question des langue est abordée et expliquée. Tout le monde ne parle pas la même langue et ça fait plaisir.
On voit clairement la recherche qui a été faite dans la construction et l’histoire de ce monde magique.
C’est une histoire mêlant fantasy avec le Monde Enclavé peuplé de fæs, gennes, humains, et autres magiciens avec du fantastique en nous présentant un futur monde touché par les conséquences du changement climatique (ayant juste fini une matière sur l’éthique climatique, j’ai reconnu avec plaisir certaines problématiques).

Les personnages sont plus ou moins sympathiques à suivre. J’avoue avoir eu du mal avec Aza, l’héroïne, miss « Je suis rationnelle, j’ai un esprit cartésien, je ne crois que ce que je vois et je suis mieux que tout le monde » (on dirait une athéiste bornée). Mais j’ai bien accroché aux personnages de Linne et de Thomas ainsi qu’à d’autres personnages secondaires que l’on rencontre au fil du récit.
On croirait être dans une série avec de nombreuses petites aventures dans une plus grande histoire.
Une fois passés les premiers chapitre où il faut installer l’histoire et les personnages, expliquer de quoi il retourne et où les héroïnes n’y connaissent rien et sont passives, l’histoire devient vraiment intéressante et il est difficile de s’arrêter.
On croirait presque à une uchronie par moment.
La fin du roman laisse présager de très bonnes choses pour la suite et je ne vais pas tarder à aller me procurer le second tome je pense.

Cependant, il y a quelques points qui me chagrinent et dont je veux vraiment parler.

Le premier point sur lequel j’aimerai revenir est quelque chose d’important à remarquer et c’est l’orientalisme du texte, surtout à certains endroits. Je ne blâme pas totalement l’auteur car c’est un problème plus général qui est implicitement reproduit par la société dans laquelle on vit.
Ce qui m’a vraiment fait tiquer est le qualificatif associé à Linne, la meilleure amie d’Aza, l’héroïne. Celle-ci est nommé « l’eurasienne » a de très nombreuses reprises. Or c’est la seule personne qualifiée ainsi. Aza n’est pas nommée l’Européenne toutes les trois pages. J’ai même mis la moitié du livre à comprendre qu’elle était rousse alors que Linne est sans cesse rappeler à ses origines. De plus, on sait qu’elle vient de Chine, mais elle est tout de même décrite comme « eurasienne ». Est-ce parce quelle est d’une ethnie chinoise qui est plus d’Asie centrale et non une Han ?
Le problème de ce genre de qualificatifs est qu’ils ne sont attribués qu’aux personnes et groupes jugés « exotiques » et qu’ils groupent ensemble des peuples très divers.

Un des autres problèmes vient dans la 2nde partie dy livre lorsque les personnages voyagent dans le Monde Enclavé (l’un des territoires du livre) dans un pays entre l’Iraq et l’Iran (si je me souviens bien). Pour ce point-là, c’est un peu du pinaillage mais on nous parle d e Méditerranée et d’Océan Indien, mais il n’est pas clair par où les personnages passent. Une carte de ce monde fantastique serait bien pratique pour s’y retrouver).

Le dernier point revient sur un concept proche de celui du premier, l’eurocentrisme. C’est une formulation malheureuse au détour d’une phrase, mais ça ne fait jamais de mal d’en reparler. La phrase est « En 1491, les habitants du Monde Premier [l’autre territoire de l’histoire] ignoraient jusqu’à l’existence des Amériques. » Outre le fait qu’il y avait déjà des populations habitant les Amériques avant 1491, il y a des traces de commerce avec d’autres peuples non Européens de l’Ouest (Wiki (et encore plus en anglais)).

Les quelques moments notés ici ne sont pas les seuls qui ont ces problèmes d’eurocentrisme et d’orientalisme, mais ce sont ceux qui m’ont le plus sauté aux yeux.

En définitif, j’ai vraiment apprécié ma lecture et je compte bien découvrir la suite de l’histoire de ce monde original, de Brocéliande en Pays d’Oc dans le prochain tome en croisant les doigts pour les soucis que j’ai eu avec ce premier tome soit réglé avec les prochains tomes.

Courrez donc vous procurer le livre en format e-book [ici]. C’est rapide et pas cher. Merci aux éditions du Monde Premier pour la copie de ce livre et j’ai hâte de lire d’autres de vos aventures littéraires !

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