Snö, un petit bijou venu de Suède (2012)

Image des 6 personnages de la série Snö. Ils sont sous les fleurs de cerisiers.

Snö (Torka aldrig tårar utan handskar en suédois) est une série suédoise datant de 2012 sur l’épidémie de SIDA dans les années 1980. Je suis tombée dessus par hasard en regardant une fanvid et je veux bosser mon bosser mon suédois, je me suis dit que c’était l’occasion parfaite.

J’ai vraiment beaucoup aimé, c’est une très bonne série, mais soyez prêt·es à sortir les mouchoirs. On suit les deux personnages principaux Benjamin et Rasmus de leur enfance à leur vie commune et à leur combat contre le SIDA. Car cette série se centre autour de la communauté gay à Stockholm au moment du développement de l’épidémie de SIDA. Certains personnages secondaires sont très importants, comme Paul qui fait tout le monde se rencontrer et prend vite une place importante dans l’histoire ou bien les parents de Benjamin ou ceux de Rasmus.

La série en 3 épisodes de 55 minutes ne présente pas une narration linéaire et on saute des moments où les personnages sont très malades, à leur rencontre, à leur vie commune, ou à l’enfance de Rasmus et Benjamin.

Le nom suédois signifie « N’essuie jamais les larmes sans gant » et est l’une des premières répliques de la série et nous met bien dans le bain des préjugés entourant le SIDA à l’époque (et même encore aujourd’hui dans une certaine mesure). Certains moments m’ont particulièrement touché. Lors des décès de malades, les familles ne reconnaissaient pas qu’ils étaient morts du SIDA (on dit qu’ils sont morts d’un cancer), elles ne reconnaissent pas leur sexualité, même lorsqu’ils avaient des compagnons depuis de nombreuses années.

Rasmus vient d’un petit village de la campagne suédoise et Benjamin vient d’une famille de témoin de Jéhovah de Stockholm. Les deux situations sont bien et « longuement » traitées et sont la cause de rebondissements parfois déchirants. La série présente la vie de la communauté LGBTQ à Stockholm à l’époque (et de ce que j’ai lu, c’est bien retranscris). Cela nous permet de rencontrer toute une galerie de personnages très attachants. On découvre la communauté et l’épidémie de SIDA qui la touche. Comme ce qui s’est passé en vrai, l’épidémie a ôté la vie à de très nombreuses personnes et les groupes d’amis ont rétréci. C’est une fiction qui penche presque sur le documentaire à certains moments lorsque le narrateur parle d’informations plus générales. Que l’on parle du SIDA ou des situations familiales, on parle du sourire aux larmes.

Les acteurs sont touchants et tous meilleurs les uns que les autres et je comprends pourquoi un téléspectateur sur deux était devant sa télé lors de sa diffusion sur SVT1. La série est disponible en téléchargement sur les plateformes classiques et gratuitement avec des sous-titres en anglais sur Dailymotion (sous le titre anglais « Don’t Ever Wipe Tears Without Gloves »).

Ce n’est pas une série facile à regarder, mais elle est importante pour le travail de mémoire et d’Histoire. Malgré les larmes, j’ai passé un très bon moment (et certaines scènes comme l’une vers la fin du 3ème épisode sont génialissimes). Je ne peux que vous recommander de regarder Torka aldrig tårar utan handskar.

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